Grassland / Cameroun.

29 Octobre 2013, 11:27

Bamoun. Bamileke / photo de la chefferie . photographe inconnu

Bamoun. Bamileke / photo de la chefferie . photographe inconnu

  • Difficile d'identifier l'origine ethnique exacte de cette grande calebasse des Grassland du Cameroun, a priori Bamiléké ou Bamoun.

Grande Gourde de 45cm, exceptionnellement belle, qui était utilisée pour le service du vin de palme a l' occasions de festivités. Pièce très rare provenant certainement d'une chefferie royale, elle est constituée d'une grande calebasse habillée d'une superbe robe en vannerie construite a partir de roseaux tressés d'une main trés habile. Les volumes sont parfaits et ont peut sans difficulté la rapprocher d'un autre très bel exemple de ce type, celle de la collection Marc Ginzberg, visible a la page 76 de l'ouvrage "Afrique l'art des formes".

Acquis auprés de Alaasa Mafoupoun, décédé en 2006. Il etait l'assistant du célébre collectionneur et marchand phillipe Guimiot qui ouvrit au Cameroun l’une des première galerie d’art premier du continent Africain.

Ex collection Amyas Naegele. New York

Milieu du 20éme siècle.

Les Bamoun sont établis à l’est des Grasslands camerounais dans les magnifiques montagnes volcaniques. Le pays Bamoun , situé dans les montagnes de l'ouest du Cameroun, est une grande "fédération de peuples" qui a forgé son unité au cours des siècles. Les Bamoun sont dirigés par un roi, membre de la dynastie de Nchare Yen, venue de Rifum (Mbankim) il y a sept siècles.

Les Bamiléké ou Mileke, vivent au sud-ouest du Cameroun au milieu d'un grand nombre de petits royaumes. Les masques Bamileke sont portés au cours des cérémonies en l'honneur des grands dignitaires du royaume.Les masques Bamileke et les Statuettes Bamileke sont reconnaissables car ils sont recouverts de perles en verre coloré. Cette tradition vient de temps ancien ou les chefs de village commerçaient avec les Vénitiens qui apportèrent de petites perles en verre de Murano en guise de monnaie d'échange.

Philippe Guimiot

Grassland / Cameroun.

En 1958, Philippe Guimiot mit pour la première fois le pied sur le sol africain, engagé par la Commissariat à l’énergie Atomique français, pour diriger les services administratifs de la Compagnie des Mines d’Uranium de Franceville au Gabon, employant 1 500 travailleurs africains. Né à Marseille en 1927, il passa son enfance en Provence puis son adolescence à Paris où il fit l’expérience difficile de la vie sous l’occupation allemande : il entra dans la Résistance et combattit dans les maquis et dans la première Armée Française. à peine adulte, mais fort de ce vécu, il reprit ses études après la guerre, se consacra au droit et s’engagea dans une vie qu’il trouva bien vite peu satisfaisante et ennuyeuse. Attiré par une petite annonce pour un poste au Gabon, un rêve ancien d’Afrique noire et son désir d’aventure firent le reste. « Dès l’atterrissage, j’ai réalisé que j’aimais instinctivement les Africains, l’élégance innée de leur gestuelle et leur prestance calme m’ont immédiatement ému. »

La relation franche et ouverte qu’il entretenait avec le personnel africain fut saluée par les autorités, mais la situation politique dans la région – l’indépendance coïncidant avec la montée d’un nationalisme fervent– rendit la vie des Français libéraux de plus en plus difficile. Philippe Guimiot avait été introduit à l’art africain par son ami le Dr Jean-Claude Andrault, personnage très respecté pour son dévouement. Il finit par prendre la décision de quitter son poste pour partir à la recherche de ces masques et statues dont son ami lui avait révélé l’existence. Il suivit les pistes forestières du Gabon et du Congo Brazzaville, vivant avec les populations locales qui se révélèrent très accueillantes, et d’une aide précieuse. Il réussit à trouver quelques pièces intéressantes, mais ne disposant pas de moyens suffisants, il fut contraint de les vendre afin de continuer sa quête. Sans même s’en rendre compte, il était devenu un marchand d’art.

Après deux années de recherche au Gabon, au Congo-Brazzaville et en Angola, Philippe s’installa finalement au Cameroun où il ouvrit l’une des premières galeries d’arts premiers du continent. Avec cette nouvelle base, située à Douala, il commença à développer un réseau de rabatteurs locaux, qui partaient chercher des objets allant des pièces de cour des palais royaux du Cameroun à des œuvres aux formes inconnues provenant du nord du Nigeria. Cette galerie camerounaise lui permit de faire de nombreuses rencontres. Jacques Kerchache, par exemple, vint lui rendre visite et ils décidèrent de s’associer pendant deux ans, idée particulièrement féconde, qui leur permit de se placer au premier plan dans la découverte de l’art des Mama, Mumuye et autres Chamba. Il rencontra également plusieurs marchands étrangers qui lui rendirent visite, dont Aaron Furman, Christian Duponcheel, Pierre Dartevelle et Michel Huguenin. En 1971, il rencontra le jeune Marc Félix avec lequel il travailla en étroite collaboration pendant quelques années.

DETAILS DE LA PIECE

Grassland / Cameroun.
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